La radio pionnière du crowdsourcing !

Posted On 16 décembre, 2010 By Add Comments
crowdsourcing

Le crowdsourcing est aujourd’hui un outil de plus en plus présent dans nos sociétés. L’idée centrale du crowdsourcing est de faire prendre en charge un certain nombre de tâches habituellement réalisées par un employé (collecte d’informations, management de forum) à un public plus large généralement via Internet. La radio est un des premiers média a avoir partiellement fait du crowdsourcing. Les émissions de « libre antenne » invitaient les auditeurs a venir partager leurs expériences et cela suscitait le débat. Le contenu de l’émission était donc apporté par l’auditeur et mis en valeur par l’animateur et son équipe.

La radio invite aussi régulièrement ses auditeurs a influer sur la programmation musicale. Le « Stop ou encore » de RTL, les émissions de dédicaces, font appel aux auditeurs pour intervenir sur la programmation de l’antenne. Aujourd’hui de nouveaux systèmes tels que Jelli confient entièrement le système de programmation musicale aux auditeurs les invitant a choisir en permanence le prochain titre diffusé sur l’antenne grâce à leur site internet ou via leur smartphone.

RTL utilise aussi la participation des auditeurs pour ces journées « spéciale emploi », où des entrepreneurs proposent des offres d’emplois à d’autres auditeurs en demande. Sur Internet les radios généralistes comme RMC, BFM TV, RTL, Europe 1 utilisent aussi les auditeurs comme « reporters de terrains » pour relater des événements intervenus à proximité de leur lieu de résidence. Episodes neigeux, inondations, attentats, aujourd’hui avec un simple smartphone il est aisé de capter l’événement en vidéo et de l’envoyer instantanément à un site internet pour le publier. On parle alors de « journalisme citoyen ». Les faits sont souvent livrés bruts, sans analyse ni mise en perspective. Il s’agit d’utiliser la rapidité de propagation des images ou des sons pour illustrer le propos avant son concurrent.

L’année dernière c’est la parisienne Ouï Fm qui proposait à un auditeur de venir présenter son émission en direct sur l’antenne et aux utilisateurs du site d’écoute en ligne Deezer de choisir les chansons diffusées dans « Ouï Love Deezer ».

D’autres stations ont décidé d’aller plus loin encore. Elles  proposent aux auditeurs de devenir part intégrale et essentielle du programme et leur développent des outils simples et « grand-public ». Les auditeurs réalisent eux même leurs émissions voir leurs stations de radio. Ainsi Goom Radio avait annoncé la possibilité de créer sa propre station de radio. Cette partie du programme a semble t’il été mis en veille pour l’heure. Son concurrent Radionomy poursuit lui l’aventure. Le bouquet est ainsi composé de stations crées par les internautes et alimentées par eux.

portage par Embedded Video

YouTube Direkt

Un nouveau concurrent Suisse, Open Broadcast, propose de créer une véritable radio communautaire ancrée dans un territoire défini, celui de la Suisse Alémanique. Le programme est construit par des reporters de terrain, des émissions sont enregistrées dans un véritable studio de radio (à Basel) et le tout est diffusé en numérique sur le réseau DAB+ et sur internet via une webradio. Chaque internaute inscrit sur leur réseau social de proximité peut librement programmer son émission, réserver le studio ou produire entièrement depuis chez lui sa tranche.

Ainsi de nouvelles formes de radio ou d’émissions pourraient voir le jour. Par exemple le site internet Kiss kiss bang bang propose dans sa partie journalisme de faire financer des sujets par les internautes. Cette partie monétisée du crowdsourcing n’est aujourd’hui pas utilisée par les radios, mais avec la restriction des budgets elle pourrait se révéler comme un nouveau levier de compétitivité. Imaginez que chez Kiss kiss bang bang un reportage intitulé « Parole de conflits » a récolté un peu plus de 18 000€ et finance à 100% le projet du journaliste pendant plus d’un an.

A Sydney la station 2GB a adopté le crowdsourcing de manière massive dans le show de Ray Hadley. Résultat, la station est passée devant 2dayFm et ça c’est une vrai révolution sur le marché local.

Tout est donc de nouveau a inventer dans ce domaine. Rappelons que parallèlement, les marques que nos auditeurs consomment tous les jours, ont déjà pris le pas. Elle leur propose de devenir partie intégrante du processus décisionnaire et les invitent à devenir leurs ambassadeurs sur le web.

Les radios ne doivent pas se laisser dépasser sur ce terrain qu’elles ont pourtant occupé depuis longtemps.

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *

Vous pouvez utiliser ces balises et attributs HTML : <a href="" title=""> <abbr title=""> <acronym title=""> <b> <blockquote cite=""> <cite> <code> <del datetime=""> <em> <i> <q cite=""> <strike> <strong>

Tenez vous informé des nouvelles parutions du blog

© All Rights Reserved. Matthieu Blaise is Designed by MacBook Sleeves, in collaboration with Girokonto, backlinks and Quality Hosting