Free, la publicité et la radio

Posted On 05 février, 2013 By Add Comments
Radio IP

C’est avec un effet d’annonce retentissant que l’opérateur internet Free a proposé en début d’année une nouvelle mise à jour de sa Freebox Révolution. Dans sa toute dernière mouture le firmware, le logiciel qui pilote la Freebox dispose en natif d’un bloqueur de publicité. Une fois la box mise à jour, c’est automatiquement  que cette nouvelle fonction est activée et masque les publicité qui font que parfois, certains site ressemble aux grandes avenues qui donnent accès à nos villes, pleines de publicités intempestives, bariollées.

Mais derrière cet épineux sujet il s’en cache en réalité un autre bien plus vaste. Celui de la neutralité du Net dont nous avions déjà parlé sur ce blog ici, ici et ici.

 Freebox révolution

Free décide de faire la pluie et le beau temps

 

Immédiatement baptisée #FreeAdGate sur les réseaux sociaux (Voir ici sur Twitter) l’opération n’en avait pas finie de soulever la polémique. Fin d’un système capitaliste pour certain, manoeuvre digne d’un état totalitaire pour d’autre, il est certain que même le Pc Chinois n’avait pas osé une telle censure de la publicitée.

Dans la réalité des faits, il s’agit très certainement pour Free d’une mesure de coercition dans le bras de fer qui oppose l’opérateur français à Google au sujet de la bande passante du site YouTube (propriété de Google et premier fournisseur mondial de vidéo sur internet). Pour ceux qui n’auraient pas suivit l’affaire un petit rappel des faits s’impose. Depuis plus de six mois maintenant, Free et Google se renvoient la balle pour la construction de liaisons plus importante entre les serveurs de vidéo de Google et de Free. Pour simplifier lorsqu’un abonné de Free demande à regarder une vidéo sur YouTube, une connexion réseau est établis entre les deux sociétés, mais à certaines heures (soir et week end notamment) la demande est telle que le réseau est saturé, du coups, les abonnés de Free doivent patienter et attendre un temps de chargement très long de ces vidéos. La solution serait de tirer de nouveaux cables entre les deux réseaux pour permettre à un plus grand nombre d’utilisateur de se connecter simultanément et avec une qualité d’image plus importante. Problème la question de savoir qui de Free ou de YouTube (via Google) doit payé ne semble pas avoir et tranché.  Du coups les deux sociétés campent sur leurs position et les abonnés Free se plaignent.

 

La réplique de Free

 

Donc début janvier Free propose sa nouvelle mise à jour et bloque la majorité des contenus publicitaires en provenance de Google. Pire que tout, le blocage est activé par défaut ; pour s’y soustraire et retrouver ses publicités il faut entrer dans les paramètres de sa box pour désactiver l’option. Opération facile à réaliser mais qui risque de rebuter beaucoup d’utilisateurs qui auront peur de faire une bourde.

Le soucis majeur de cette action c’est qu’il montre bien la nouvelle toute puissance des opérateurs de communication. Ceux-ci ont payés et déployé leurs réseaux, en sont désormais maître et compte bien pouvoir décider qui est le bienvenu et qui ne l’ai pas. Avant ce pouvoir était réservé aux états, désormais une société peut donc décider de qui peu ou ne peu communiquer sur internet.

Si ce soucis d’ordre éthique est déjà problématique, l’économique joue lui aussi une part importante dans la polémique qui éclate aujourd’hui. Si les internautes ne reçoivent plus la publicité c’est le modèle tout entier d’un internet libre et gratuit qui s’effondre.  Comment dès lors financer les services,  les « pure-players  » qui n’utilisent que le web pour vendre leurs produits ou partager leur information.

 

Et la radio dans tout cela ?

radio neutralité net

Avec le quasi coups d’arrêt donné au projet de Radio Numérique Terrestre (RNT), l’avenir de la radio semblait tout tracé: l’IP via le réseau internet.

Si les réseaux FM, ou par extension RNT, reposaient sur l’ancien modèle, celui des autorisations gouvernementales d’émission délivrées par le CSA, l’émergence de la radio sur IP de nouvelles perspectives s’ouvraient. L’accession au public via une large diffusion  sur internet permettait à la plus petite des radios d’être quasiement aussi écoutée que RTL/NRJ et France Inter. Plus question de zone couverte ou non, de seuil anti-concentration, la lutte se serait faite programme contre programme.

Aujourd’hui Free vient rebattre les cartes. Si demain le groupe Illiade, détenteur de Free, achetait une station de radio, il pourrait du jour au lendemain empêcher ses internautes d’écouter l’ensemble des autres stations, réduisant l’écoute de ses concurrents, bloquant leurs flux ou limitant l’accès. C’est donc une nouvelle fois la neutralité du net qui est en cause.

Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que cela se produit.   Dans les années 90 les poseurs de tuyaux d’eaux de la « Compagnie générale des eaux », Jean-Marie Messiers en tête, ont posés en plus des canalisation d’eau des tuyaux de données, la fameuse fibre optique… ils ont plus tard fondés Cégetel (l’ancêtre de notre SFR) pour la partie téléphonie puis Canal Plus, les studios d’Universal, enfin regroupés sous le nom de Videndi. C’est la maitrise de la tranchée au pied de nos immeubles qui a donc permis la création de cet empire des télécommunications et des médias. Le tuyaux est donc la source de la richesse de ses groupes.

En abandonnant au privé la constitution du futur réseau de diffusion de nos radios l’état à donc commis une faute. Si la technologie de la RNT était déjà dépassée avant même sa mise en service, l’état aurait du établir un réseau de communication sur IP indépendant.

Avec la nomination d’un nouveau directeur au CSA la question ne manquera certainement pas d’être soulevée dans les prochains mois. Affaire à suivre donc !

Comment le son de la radio influence nos auditeurs (Part 1)

Posted On 25 décembre, 2012 By Add Comments
Le son radio

Les principaux ingrédients de nos stations de radio sont la musique, les voix et les sons que l’on y écoute. Le directeur de la marque de chaque station doit donc utiliser au mieux ces ingrédients afin de réaliser le mix parfait qui permettra de mettre en avant la marque, de créer une image sonore efficace. C’est l’efficacité de cette communication sensorielle qui constitue un des piliers du succès de l’audience. Avec un son mal étudié, votre audience passera au mieux mais ne s’arrêtera pas et ne restera pas sur votre radio.

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Etes-vous prêt à disparaitre de Facebook ?

Posted On 14 octobre, 2012 By Add Comments
Disparaitre de Facebook

La mésaventure leur est d’abord apparue comme une erreur de manipulation ; un bug informatique comme il en arrive de temps en temps.

Eux, ce sont les créateurs d’un des sites les plus inspirant qu’il soit et que je consulte presque chaque jour, the cool hunter. Si vous ne le connaissez pas encore, il est plus qu’urgent de le bookmarquer, de l’insérer dans votre agrégateur de flux rss. Pour résumer, the cool hunter est un dénicheur de belles choses, une espèce de cabinet de curiosité 2.0 dans lequel se croise design, paysages a couper le souffle, clips arti et autres objets chics que certains auront vite fait de qualifier de bobo.

Le rapport avec ce site et notre histoire de Radio 3.0 ? Cette mésaventure donc arrivé il y a peu, l’effacement pur et simple de leur page Facebook, décrétée unilatéralement par le réseau social de Zuckerberg et sans avertissements aucun. 780 000 fans envolés plus tard, et sans explication arrivé entre temps, c’est une véritable perte de contact pour ce site avec une bonne partie de son audience. Si demain je vous coupe d’environ 30% de votre auditoire quotidien vous comprendrez aisément le traumatisme pour une marque qu’une telle chute de l’audience peut entraîner.

Alors comment s’en prémunir ? Comme ne pas se sentir prisonnier des réseaux sociaux qui auront tant fait pour accroître le dialogue que vous avez avec vos auditeurs ?

Le premier principe à garder à l »esprit c’est qu’il faut être en mesure de collecter soit même le maximum d’informations en provenance de vos auditeurs sur internet. Pour cela, il faut leur permettre d’accéder à une partie de votre site, à certains contenus, en vous offrant quelques informations à leur sujet. C’est pourquoi nos radios doivent investir dans de nouveaux départements numériques et ce massivement, car la nouvelle manne financière est belle et bien présente. il va aujourd’hui véritablement être capable de qualifier notre audience  savoir qui nous écoute, à quel moment, en quelle proportion. Pour cela, il va donc falloir collecter des données, être capable de les stocker, de les exploiter. Laisser la totalité de nos données aux réseaux sociaux et prendre le risque de les voir disparaître du jour au lendemain n’est pas un acte responsable pour un dirigeant de radio.

Loin de moi l’idée de ce soustraire aux réseaux sociaux. Au contraire là encore il faut massivement investir sur l’exposition de nos stations de radio sur les réseaux, mais tout en gardant à l’esprit l’absolue nécessité de les utiliser comme drain vers notre site internet propre. C’est ici tout l’enjeu de la neutralité du net qui peut aujourd’hui sembler être un vaste terrain de liberté et de dérégulation du marché, mais qui dans un futur plus ou moins proche pourrait vous priver d’une audience. Les utilisateur du réseau Free, aujourd’hui en conflit avec You Tube a propos en savent quelque chose. Les vidéos streamées sur la plateforme ont du mal à se charger lorsqu’on les consulte depuis une connections Free. Imaginé demain que votre radio ne soit plus facilement accessible à une partie de votre audience à cause d’un différent que vous avez avec un opérateur de télécom …

Mieux vaut donc se prémunir contre le retournement de l’un de nos partenaire de développement en internalisant au maximum les liens que nous tissons avec nos audiences.

Apple se prépare à mettre fin à la publicité à la radio.

Posted On 26 août, 2012 By Add Comments
apple publicité radio

Apple nous prépare encore des surprises, et celles-ci nous concerne directement. La firme de Cupertino vient en effet de déposer un brevet qui pourrait bien renvoyer le modèle économique des radios privés dans les cordes. L’idée est simple, créer un comblage personnalisé des écrans publicitaires en jouant un média présent sur votre iPhone, iPad ou « iTV » lorsque vous écoutez une radio ou regardez la télé sur un produit Apple.

En clair, l’appareil Apple détecte la présence d’un écran publicitaire et switch directement sur le contenu présent dans votre appareil (mp3, film, clip) le temps de l’écran publicitaire à la radio, avant de revenir automatiquement sur le programme dès que la publicité est terminée. Vous l’aurez compris c’est tout simplement la fin de la publicité sous sa forme traditionnelle !

Le titre du brevet déposé par Apple: « Seamless switching between radio and local media. » Local media est ici à prendre au sens, disponible localement sur l’appareil servant à recevoir le programme est non « radio locale ». Les inventeurs de ce concept sont Michael Ingrassia and Jeffery Lee.

Il est en tout cas certain que nous allons devoir travailler de nouveau pour mieux intégrer dans le corps même de nos programmes la publicité, plus comme un sponsor et moins comme une interruption du programme.

Bonne nouvelle, General Motors annonce la fin de la publicité traditionnelle !

Posted On 16 mai, 2012 By Add Comments
general motors facebook

C’est le genre d’annonce dont se serait bien passé le géant Facebook à quelques heures de son entrée en bourse sur le New York Stock Exchange.

Général Motors, le groupe automobile le plus puissant des Etats Unis, 3ème annonceur publicitaire du pays, à annoncé le gel de sa communication publicitaire sur le réseau Facebook. Le retour sur investissement étant loin des attentes du département marketing. Ceci est une bonne et une mauvaise nouvelle. La mauvaise disont le immédiatement c’est une perte de revenue sèche pour Facebook, la bonne c’est que cette annonce risque de provoquer une véritable prise de conscience qu’une nouvelle ère de la communication des marques est indispensable et que la publicité fabriquée de manière traditionnelle n’est plus aussi valable qu’auraient bien aimée nous faire croire les agences de communication et les régies publicitaires d’internet.

Tout est donc a réinventer dans le modèle économique de la publicité en ligne !

Il va donc falloir bâtir de nouvelles stratégies, et l’un de celle qui fonctionne le plus sur internet est la production de contenu. Ces contenus adapté au public visé ne coutera pas plus cher qu’un véritable spot de publicité tels qu’ils sont aujourd’hui conçu pour les chaines de télévisions traditionnel. Diffusé à un public qualifié ces contenus seront d’autant mieux reçu par les cibles de la marque qui souhaite communiquer sur les réseaux numériques.

Qui dit public qualifié dit bases de données active, dit identification de l’internaute, dit nécessité pour nos médias et pour la radio de se tenir prêt demain à proposer des statistiques précises de son auditoire, de pouvoir proposer des groupes d’auditeurs identifiés et potentiellement intéressé par les contenus que pourraient produire telle ou telle marque. Or pour le moment, quasiment rien dans les stratégies numériques des radio ne semble se profiler dans ce sens. Mois après mois, les radios abandonnent leurs canaux de diffusion numérique au profit d’agrégateurs comme iTunes  sans en contrepartie demander la communication des informations numériques des audinautes. La majeur partie de l’information diffusé sur les sites internet ne requiert aucune identification de l’auditeur. Ainsi, chaque mois, se sont des milliers de données indispensables au nouveau moteur économique des radios que nous laissons filer sur la toile.

Enfin cette bonne nouvelle devrait aussi réjouir les esprits créatifs qui devront prochainement proposer aux marques des solutions créatives et techniques pour produire ces nouveaux contenus. Là encore, hommes et femmes de radio ont un éventail de « savoirs faire » qu’il faudra exploiter.

Général Motors annonce d’ailleurs qu’ils vont poursuivre leur communications à travers les réseaux sociaux, mais sous une autre forme que celle de la publicité traditionelle !

Les podcasts pas rentables ? Et pourtant…

Posted On 04 mai, 2012 By Add Comments
micro & money

L’Agence France Presse a mené l’enquête auprès des principaux fournisseurs de podcast audio français, à savoir les stations de radio généralistes et le constat est sans appel. Si la demande et la consommation de la radio de rattrapage est en constante augmentation depuis les deux dernières années la monétisation n’est toujours pas  au rendez-vous.

Je vous invite à découvrir ici cet article.

L’audience elle est pourtant bien là. « Avec 5,5 millions de téléchargements en mars, la radio du groupe Lagardère arrive en tête en terme de volume. RTL se place en deuxième position avec 4,2 millions de téléchargements, talonnée par France Inter, selon les chiffres mensuels de Médiamétrie.  La radio de rattrapage, podcast, qui totalise 17 millions de téléchargements par mois en France, est devenu incontournable dans la stratégie web des stations, même si l’activité reste déficitaire. »

La rentabilité du secteur des podcasts pour une radio est pourtant possible.

En tout cas, si on peut imaginer une monétisation à plus long terme, on peut aussi y voir pour aujourd’hui une formidable source de données à collecter pour nos radio.

Hors, trop peu d’entre elles se servent de ses canaux pour capter de l’informations sur ses auditeurs. Profil sociologique, habitudes de consommation, réactivité aux actions engageantes de la radio, il y a mille et un intérêt à utiliser des aujourd’hui ces zones de contact direct entre le média et ses auditeurs.

Lorsque l’on développe une stratégie marketing sur internet, il convient de créer des mails de communication rédigé de plusieurs manières différentes afin de voir quelle communication fonctionne le mieux avec vos prospects. Si la radio a pris la mauvaise habitude de fonctionner avec un seul canal émetteur (la fm) et unique pour tous ses auditeurs, elle n’a toujours pas vu l’importance de créer un espace de communication identifié afin de pouvoir profiler ses visiteurs et pouvoir a terme leur proposer un service unique et personnalisé. Bien sûr tout ceci doit être anonymisé pour respecter les liberté de chacun.

Combien de radio dispose aujourd’hui d’un véritable département recherche et développement ? Quel station dispose d’une véritable base de donnée performante afin d’analyser le comportement en ligne et les habitude de consommation de leurs auditeurs ? La réponse doit être proche du zéro absolue.

Quand je vois ici même qu’une radio comme l’anglaise Absolute Radio est aujourd’hui capable de géolocaliser les auditeurs de leur radio en temps réel lors d’un match de foot et donc de profiler très précisément son auditoire je suis dubitatif quand à l’émergence prochaine d’une radio numérique qui soit une réelle évolution par rapport à la fm traditionnelle sans passage par la case de diffusion sur internet.

Michel Colin: Absolute Radio a réinventé le modèle économique de la radio digitale.

Posted On 14 avril, 2012 By Add Comments
DCDPBanMColin

Cela fait plusieurs mois que je lançais l’invitation à Michel Colin, le spécialiste européen de la publicité radiophonique pour qu’il viennent ici même vous parler du marché publicitaire, des bijoux de créativité dont savent faire preuve certaines agences ou encore de ses formations qu’il distille un peu partout dans les radios, lors des salons.

Dans un emplois du temps chargé Michel m’a proposé de partager avec vous une des conférences à laquelle il a pu assister lors des Radiodays de Barcelone. Et le moins que l’on puisse dire, c’est que Michel à frappé fort ! Le sujet est on ne peut plus au coeur des quelques réflexions que j’ai développé sur ce blog depuis ses dernières années, à savoir l’intégration et la mutation de la radio à travers le nouvel environnement numérique et des nouvelles possibilités existantes que cela laisse apparaitre. Mieux encore Clive Dickens nous livre ici l’émergence de ce qui pourrait bien être un nouveau modèle économique.

Lecteur assidu de son blog consacré à la radio, Michel Colin dirige la société Médiatic Conseils qui offre des formations en marketing et utilisation des médias. Michel Colin, qui fût journaliste, a dirigé de nombreuses stations de radio locales. Il a également lancé Nostalgie en Suisse Romande, et est un des membres co-fondateurs des stations One Fm et Lausanne Fm.

 

Absolute Radio a réinventé le modèle économique de la radio digitale.

RadioDays Europe 2012 / BarcelonaAbsolute Radio (UK) développe un nouveau modèle de radio résolument novateur. La présentation de Clive Dickens (Co-fondateur et COO d’Absolute Radio) lors des RadioDays Europe 2012 de Barcelone a épaté plus d’un professionnel de radio.

 Clives Dickens : « Data is the new oil ! »

L’innovation est simple. Il s’agit de redéfinir le modèle économique radio en diffusant un programme pour tout le monde et des pubs ciblées pour chaque auditeur : «Broadcast to many, advertise one to one» lance Clive Dickens.Le ciblage est l’avantage d’internet par rapport à la FM. Le web permet de connaître chaque auditeur mais aussi de lui proposer un programme personnalisé.

 

Formulaire Absolute Radio Absolute Radio a réinventé le modèle économique de la radio digitale

Pour Absolute Radio, la base de données auditeurs est le nouvel Eldorado. La fortune de Google, de Facebook et des autres réseaux sociaux est basée sur l’identification, la géo-localisation de l’utilisateur. Absolute Radio reproduit ce modèle. Aujourd’hui 33% des auditeurs internet d’Absolute Radio sont logués dans la base de données. La webradio connait le nom, prénom, âge, sexe, localisation active de milliers de ses auditeurs. Mieux, 54% des auditeurs qui ont téléchargé l’application mobile ont volontairement rempli le formulaire d’inscription. Le formulaire apparait à chaque connexion, sur chaque interface. «Nous n’avons aucun intérêt à avoir des auditeurs anonymes. Donc nous harcelons chaque nouvel utilisateur avec notre formulaire d’inscription !».

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Les formulaires d’inscriptions sur l’appli Iphone.

Les auditeurs identifiés écoutent un programme dans lequel les écrans de publicité sont plus courts. Dans le flux FM Absolute Radio diffuse chaque heure 3 écrans de 6 spots de pub radio. Sur Internet, les écrans ne contiennent que 2 spots et le comblage est effectué par du contenu exclusif, en général une chanson de plus dans chaque écran. D’autres avantages sont offerts aux connectés : des contenus premium, des cadeaux, une qualité HD.

photo 3 Absolute Radio a réinventé le modèle économique de la radio digitale

Radio et mobilité

Les annonceurs peuvent donc cibler les auditeurs en fonction de leur profil, comme sur Facebook. Le serveur de publicité radio permet d’envoyer des messages de publicité différents, ciblés sur des profils d’auditeurs. Ce service est vendu plus cher que les spots normaux diffusés sur le flux normal, accessible à tous. La géolocalisation active des auditeurs permet de les situer sur une carte en temps réel (voir image ci-dessous). Ainsi les annonceurs peuvent également cibler des auditeurs en fonction de leur emplacement à un moment donné (proximité avec un point de vente par exemple).

Sur la carte, vous pouvez visualiser la position géographique des auditeursdu programme d’Absolute Sports au moment du match Manchester UTD-Manchester City du 23.10.2011 à 13h52.

photo 2 Absolute Radio a réinventé le modèle économique de la radio digitale

 

Fantastique isn’t it ?

Michel Colin
www.radiopub.fr 

Créativité: Faut-il aller sur Pinterest et comment l’utiliser ?

Posted On 14 mars, 2012 By Add Comments
Pinterest

C’est Le nouveau réseau social qui monte outre Atlantique. Pinterest est un nouvel outils de communication participatif qui permet aux utilisateurs de partager leurs photos, mais aussi celles des autres et de les organiser de manière particulièrement efficaces à la manière des tableaux de liège sur lesquels on pique des punaise pour y faire tenir des images. En réalité dans Pinterest, les images ainsi affichées et/ou partagée ne sont qu’une représentation visuelle et renferment de nombreux trésors: notes, discussions, médias, liens de toute sorte. De quoi reproduire la pile d’idée enfermée dans votre cahier créatif (comment ça vous n’en avez pas ???) de manière virtuelle, hiérarchiable et surtout facilement retrouvable.

Si Printerest est d’une utilisation facile pour organiser en ligne et dans le nuage sont « bordel » personnel, peut-il et doit-il être utilisé par nos marques médias ? Un réseau social bâtit sur le visuel est il compatible avec l’activité d’une radio ? Si vous avez répondu non à cette question, c’est que malheureusement vous êtes encore « so 20th! » comme on dit sur la 6ème avenue. Pensé connecté, multimédia est bien évidemment obligatoire aujourd’hui pour votre marque. Donc oui, c’est un nouveau segment de communication à ne pas négliger. L’équipe web de Virgin Radio Torronto n’a pas attendue très longtemps pour se lancer dans le piquage de punaise.

 

La présence de la marque Virgin Radio sur ce média est particulièrement judicieux car le réseau est majoritairement parcouru par des femmes, agées de 18 à 34, principale cible de la station. Voici donc quelques recommandations d’utilisation de Pinterest si l’expérience vous intéresse:

  • Contrairement à ce qu’on peu penser au premier abord Pinterest peut s’intègrer au speak des animateurs à l’antenne. Il s’agit de renvoyer vos auditeurs vers une photo sur Pinterest et de les inviter à la commenter, à la partager à leur tour. En retous vous pourrez lire les commentaires les plus pertinents à l’antenne. le nombre de commentaire est utile également hors antenne pour savoir quels sujets ont sucité le plus de réaction de votre auditoire. C’est donc un outil intéressant pour faire évoluer votre programme en analysant le crowdsourcing.
  • Vous pouvez créer une playliste visuelle contenant les photos des artistes que vous jouez régulièrement ou que vous soutenez dans leur développement. Ainsi de nouveaux internautes découvrirons peut-être votre station grâce à une simple image vue sur internet. Si votre station est locale il serait peut-être intelligent de créer un « pinborad » adéquat avec les groupes de votre région. N’hésitez pas non plus à y publier les interactions avec les artistes et votre  radio (sessions en studio, reprise des chansons sur Youtube par vos auditeurs etc, etc…)
  • Vous pouvez ensuite utiliser Pinterest pour créer des jeux de pistes sur internet en cachant des indices sur les photos de vos artistes, de votre ville, de vos marques partenaires….
  • Vous devez bien sur inviter vos équipes a être sur Pinterest. C’est donc le grand retour des photos dédicacées de vos animateurs et vous serez très certainement surpris de la popularité de celles-ci. N’hésitez pas ensuite à renvoyer vos auditeurs vers votre site internet pour y requérir des interactions entre vos équipes et vos auditeurs.
  • Créer un « wall of fame » avec les photos de vos auditeurs.  Vous y créer un sentiment profond d’appartenance à une communauté. de la même manière profitez de chacune des rencontre avec votre public pour les prendre en photo et les publier sur ce wall of fame. Concert privé, soirée en discothèque, émissions en public.

Il existe encore de nombreuses manière d’intégrer Pinterest dans votre communication. Le lancement du service peut aussi être l’occasion d’obtenir une bonne visibilité de la part des créateurs du site. Si vous aussi vous avez des idées à partager pour intègrer Pinterest à votre stratégie, n’hésitez pas à commenter si-dessous cet article.

Pour découvrir les bases de Pinterest et ne pas sembler débarquer de Mars lorsque votre équipe web vous demandera si oui ou non ils doivent créer un compte pour votre station, voici quelques astucieuses slides réalisées par Céline Camoun et regroupée sous l’appellation Pinterest pour les nuls.

Etes-vous prêt à lever le pied ?

Posted On 14 mars, 2012 By Add Comments
Le pied

Il est des périodes dans la vie d’une entreprise pendant lesquelles il est nécessaire de prendre du recul, ce mois de mars est justement dans nos médias radio, le mois idéal pour obliger vos cadres à prendre du recul. Avec son calendrier particulièrement chargé l’année 2012 ne nous laisse que peu de place pour reprendre notre souffle et refaire le plein d’idée.

La campagne présidentielle bat son plein, à peine terminée se sera autour de la coupe d’Europe de football de débuter, puis les Jeux Olympiques clôtureront les festivités cet été. Entre tous ces rendez-vous, il va falloir bâtir sa stratégie d’action sur la période estivale, voir lancer quelques réflexions sur les choix à mettre en place pour la rentrée.

Autant vous prévenir dès maintenant les trois prochains mois sont déjà emplis de réunion, de casting, de séance de studio et de prise de tête avec votre direction, ou vos comptables suivant de quel côté du carnet de chèque vous vous trouvez.

Bref, une évidence vient de tomber, c’est maintenant qu’il faut recharger vos batteries et prendre quelques jours de recul. La radio et votre grille tournent, vous venez de terminer vos micro ajustements en fonction des résultats du Médiamétrie de janvier dernier et vous avez anticipé et mis en place les process afin de parer aux questions que ne manqueront pas de soulevez vos équipes.

Prendre des vacances est nécessaire, à tous. Sortir de notre routine si confortable est elle ausi nécessaire. Rencontrer d’autres professionnels, des personnels venu de discipline connexe, des experts dans des domaines qui peuvent influencer directement ou indirectement votre travail. Si vous avez la chance d’habiter près d’une grande ville, les conférences ne manquent pas mais si vous êtes plus isolé ou si vous travaillez à l’étranger internet est un formidable outil pour suivre en direct ou en différé des conférences du monde entier. Que ce soit les fabuleux TED Talks, les émissions des nouvelles télévisions participatives comme Techtoch Tv .

En Espagne le restaurant Bulli a fermé, définitivement, pour que ses propriétaires puissent faire un point sur leurs activités et leurs envies. Moins radical, Andoni Luis Aduriz d’un autre restaurant, le Mugaritz s’est offert ainsi qu’à son équipe un congé sabbatique de quatre mois. Coût total 250 000 euros de chiffre d’affaire. Sans tomber dans ces extrêmes, lever le pied dans les périodes moins chargées, même en restant au travail mais simplement en se permettant de « déconnecter » entre midi et deux, ou prendre la résolution de partir tôt du travail, entre 17 ou 18h.

Alors êtes-vous prêt à lever le pied ?

Le pouvoir de l’impopularité… devenez un mouton noir !

Posted On 05 mars, 2012 By Add Comments
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Rassurer vous je ne suis pas sur le point de vous livrer une énième chronique sur le bilan du quinquennat de notre président. J’ai eu l’occasion de lire ces dernières heures le livre d’Erika Napoletano. Pour celles et ceux qui ne la connaissent pas encore Erika est une bloggeuse écrivaine au ton détonnant, ce qui lui a valu plusieurs distinctions sur la toile. Consultante en stratégie web dans la région de Denver aux Etats Unis, elle se présente régulièrement comme l’avocate du diable, aimant par dessus tout prendre le contre pied de tout ce qui l’entoure.

Dans son dernier livre intitulé « The power of unpopular » Erika nous livre son analyse sur les potentielles opportunités de business offertes aux entrepreneurs à qui il viendrait à l’idée de naviguer à contre courant.

Si aujourd’hui nombreux d’entre nous se plaignent d’un formatage ultra présent de nos enseignes, allant constamment vers le fameux « mainstream » bien pensant, peu se risqueraient à prendre un véritable virage radical… et pourtant, à lire Erika Napoletano, c’est un risque qui peux rapporter bien plus gros que de se partager les parts d’un gâteau de plus en plus restreintes.

« Being popular sucks. »

C’est avec ce crédo qu’Erika c’est élancée dans la croisade pour de nouveaux horizons. Si la majorité des entrepreneurs ont pour but d’être populaires elle proclame que le pouvoir de l’impopularité est au moins aussi puissant que celui de la réussite proprette. Toute entreprise a dans sa conquête de la popularité engendré une force bien plus importante de personnes refusant les valeurs qu’elle a véhiculée.

Il n’est donc jamais trop tard pour lancer un projet et remporter plus d’adhésion encore que vous n’auriez pus en espérer au commencement.

Dans notre paysage radiophonique quelque peu « figé », c’est donc une excellente nouvelle !

Parmi les clés qu’Erika nous offre, elle insiste particulièrement sur la sincérité que nous devons à notre business et donc à nos clients. Il faut donc s’affranchir pour cela de tout le politiquement correct, des méthodes marketing traditionnelles, des discours bien entendu, en un mot Erika brise les règles, puise dans son honnêteté les aimants qui attirent à elle le plus grand nombre. C’est donc la méthode qu’elle propose d’appliquer pour démultiplier le nombre de nos « clients ». Ces clients devront être clairement identifiés, définit et leurs univers devront être en parfait accord avec notre propre Adn et l’Adn de notre produit. Si vous êtes une station de radio, il faudra donc disposer d’une équipe qui épouse les valeurs de votre cible et de la musique qu’elle défend… Ceci me fait penser aux résultats de station comme Radio Latina à Paris, qui, sur un format de niche mais avec une équipe passionnée et cohérente livre un produit original, vrai, puissant, sur lequel pourtant bien peu de personne aurait misé au moment de sa création.

Coté lecture l’ouvrage n’est pas si évident que cela puisque son auteure utilise beaucoup d’argot américain. Mais la compréhension demeure et au fil des pages ont réussit à conserver les principales idées détonnantes véhiculée par ce livre hors norme. Soutenu par Seth Godin lui même, The Power of Un-popular est sur le point de devenir un « best seller » du net.

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