C’est la rentrée radio, ça ne vous aura pas échappé.

Posted On 26 août, 2012 By Add Comments
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Quelles sont les nouveaux rendez-vous de cette année ? Quels changements guetter, quelles émissions semblent les plus prometteuses, qui aura été audacieux, prudent ? Quelques pistes ici:

La station qui prend le plus de risque cette année est pour une fois RTL. Si la station ne change pas ses émissions c’est un jeu de chaises musicales auquel on va assister dès demain. Parmi les changements les plus notables, celui de la matinale. Vincent Parizot rejoint la tranche du midi et est remplacé par Laurent Bazin qui aura la charge de redresser la barre. Le soir, Christophe Hondelatte est parti et laisse sa place à Marc-Olivier Fogiel qui fait son grand retour en radio après avoir quitté la matinale d’Europe 1 il y a un peu plus d’un an et demi. Eugène Saccomano raccroche cette année et ne sera donc plus sur a grille pour « On refait le match ».

A Europe 1 justement le changement ce sera par petites touches. Après un grand changement en septembre 2011 l’heure est à l’horlogerie. On note les arrivées de Yolaine de la Bigne et de Bruno Donnet dans le 5/7 d’Emmanuel Maubert. Les micro-ajustements dans la matinale de Bruce Toussaint, avec les arrivées de Caroline Roux (transfuge de Canal Plus) et de Natacha Polony (Qui poursuit avec Ruquier sur France 2 dans On est pas Couché).  Jean_Marc Morandini (qui fait sa rentrée sur Nrj12 également) et Michel Drucker sont avancés d’une demi heure. Un Europe 1 midi qui débute dès 11h30 avec un Guillaume Cahour remplacé par Patrick Roger. Le soir, Bérengère Bonte prend les commandes de Des clics et des claques de 20h à 22h30. Nikos participera à la matinale du week-end.

France Inter inove également puisque Philippe Val a confié la tranche clé de la fin de matinée à Frédéric Lopez qui promet un véritable show « à la croisé de la radio et du music hall ». De nombreux humoristes seront à ses côtés, parmi eux Chris Esquerre, Nicole Ferroni, Daniel Morin, Redouanne Harjane et Alban Ivanov. Autre page qui se tourne, celle du « téléphone sonne » puisque qu’Alain Bédouet est désormais un jeune retraité, il était arrivé à Inter en 1969, à cette heure je ne sais si l’émission se poursuit.

Sur le service public toujours France Info souhaite poursuivre sur sa lancée. Pour cela la station annonce de nouveaux rendez-vous de « fact-checking » qui a connu un certain succès sur les médias en fin de saison dernière à l’occasion de l’élection présidentielle. Gérald Roux et Gilles Halais auront la charge de démêler le vrai du faux du lundi au vendredi à 5h55, 7h20, 12h25. Autre rendez-vous mis en avant sur cette nouvelle grille le tour de France de Chloé Leprince qui va s’intéresser au porte feuille des français et à leurs habitudes monétaires (négociation de salaire, versement d’un pourboire, vacances, placements, gestion du budget….)

Concernant les musicales c’est du côté de RFM que la rentrée est des plus attendue. Le morning si il reste confié à Bruno Roblès se voit profondément refondu. Justine Fraioli quitte la radio du groupe Lagardère, mais reste sur Gulli, et est remplacée par Sandra Lou et Pascal Gigot, le duo du « Festival Roblès » qui avait fait les beaux jours d’NRj est donc reformé.

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Nrj justement fait elle aussi évoluer son morning. Manu a renouvelé son équipe puisque Vacher et Elodie Gossuin ont quitté l’équipe, mais peu de choses vont changées confie  Jean-Paul Baudecroux, au vue des bons résultats de fin de saison, (NRJ est redevenue première station de France) on comprend pourquoi. Cauet poursuit son émission du soir qui fonctionne elle aussi bien.

Sur Virgin Radio le morning a aussi évolué… mais pas que lui… Des prémices de profond changements pour la station sont déjà audibles dans la programmation, nouvelle année pour Virgin, nouveaux défit. Le morning d’Hanouna renouvelle sa garde robe après le dépars de d’Enora. Cyril retrouve Fabien Delettres mais aussi Cartman, Raymond, Laurent Weil et quelques autres…la touche féminine sera apportée par Tiffany Bonvoisin qui fait ses premiers pas au premier plan après avoir été la joker de Myriam dans la matinale de Bataille et Fontaine sur Nostalgie il y a deux ans.

Sur les autres stations c’est l’année de tous les défis. Nombreuses sont celle qui vont devoir savoir évoluer cette année malgré une conjecture difficile. De nombreuses suppression de poste on eu lieu, beaucoup vont perdre leurs programmes de nuit. Chérie Fm elle prend le contre-pied et développe à tout va son morning puisque la station renoue avec la stratégie qui fit son succès au début des années 2000, miser sur le local, plus de 38 équipes seront présente pour vous faire vivre votre région.

 

Onde numérique: La radio payante arrive en France !

Posted On 20 mai, 2012 By Add Comments
TSF

Le projet est pour le moins ambitieux dans un pays ou l’offre radio est une des plus dense du monde et ou le média est avant tout perçu comme gratuit.Onde Numérique est en effet candidate pour devenir le premier bouquet numérique de radio à péage. Si le pari peut paraître risqué il répond en réalité à un appel d’offre du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel. D’autres candidats se sont positionnés et notamment Médiamobile, une société appartenant à TDF.

Côté programmes, Ondes Numériques proposera un mix de stations existantes parmi lesquelles les antennes de Radio France, Europe 1, OuiFm, Radio Classique et le flux audio de BFM Tv, le tout sans publicités. Un positionnement adulte quadra CSP+ qui se verra agrémenter de nombreuses stations qui agrégeront des flux podcasts, des flux musicaux très variés proposant un contrôle total du direct permettant la mise en pause, la ré-écoute de programmes … Ce n’est pas moins de 63 stations que le bouquet promet de diffuser si le CSA donne son accord à un financement en bourse du projet.

Onde Numérique s’est déjà rapprochée de plusieurs partenaires, comme RTl, Metta, Trace, FG Radio, Radio Classique ou encore des radios associatives pour étoffer son offre. Plus d’infos sur le site du distributeurs.

 

Cinéma: « Parlez-moi de vous » avec Karin Viard.

Posted On 02 janvier, 2012 By Add Comments
parlez-moi de vous

Le film sort dans un peu moins de 10 jours et s’appel « Parlez-moi de vous ». Karin Viard y incarne Mélina, une animatrice radio quadra confidente des nuits de ses auditeurs. « Tout le monde connaît sa voix, mais personne ne connaît son visage » écrit le pitch. Pour le reste, ne chercher aucune ressemblances avec les vies de Macha Béranger, Caroline Dublanche et autres émissions cultes de la radio des noctambules.

Coté distribution, aux côtés de Karin Viard, Nicolas Duvauchelle, Nadia Barentin & Dani, la réalisation est-elle signée Pierre Pinaud.

 

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Selon Médiamétrie, le podcast a trouvé son public !

Posted On 26 décembre, 2011 By Add Comments
podcast n°1

Médiamétrie, via son magazine « Audience le mag », publie un article intitulé: Le podcast a trouvé son public !

En 6 ans, le podcast c’est peu à peu développé, permettant de télécharger pour écouter, ou réécouter la radio, mais aussi la télévision ou des shows produits uniquement pour les mondes numériques. L’article revient notamment sur la masse d’utilisateurs de podcasts, les principales émissions qu’ils podcastent mais aussi sur leurs comportements sur le reste de l’internet.  En tant que podcasteur perpétuel, environ 5 à 7 émissions quotidiennes depuis 5 ans maintenant je suis pile dans la cible identifiée par Médiamétrie.

Quand on podcaste on ne compte pas 

Et d’abord combien sont-ils ces Français qui téléchargent des émissions radio en vue d’une écoute ultérieure ? Réponse : au 2ème trimestre 2011, plus de 4 millions qui ont déjà écouté une émission de radio sous forme de podcast. Soit 2 fois plus qu’au 2ème trimestre 2008 (il y a 3 ans). Cela représente 8% des individus âgés de 13 ans ou plus – et 10% des internautes réguliers en France. Parmi eux, plus de 6 sur 10 ont écouté un podcast au cours du dernier mois, soit au total 2,5 millions d’individus. Constat qui a son importance : la majorité des podcasts téléchargés sont écoutés : 7 sur 10. On ne thésaurise pas, on consomme. Et quand on consomme, on ne compte pas ! 1 podcasteur sur 2 écoute plus de 6 podcasts par mois ; et 1 sur 3, plus de 10 par mois. Quant aux abonnés podcasts, qui représentent le tiers de l’effectif, ils manifestent une véritable fringale de podcasts et vont jusqu’à en écouter en moyenne près de 19 par mois, contre 8/mois pour ceux qui téléchargent à l’unité. C’est l’ordinateur qui constitue le support d’écoute privilégié : 61% des podcasteurs l’utilisent à cet usage. Le téléphone mobile a ses adeptes : 1 podcasteur sur 5 (22%) ; le baladeur multimédia aussi : 1 sur 6 (17%). La plupart du temps, 80% des cas, les podcasts sont écoutés en une seule fois. Mais on ne podcaste pas tout à fait par hasard : pour plus de 7 intéressés sur 10, ce sont le bouche à oreille ou le buzz d’une émission à la TV, dans la presse ou sur Internet qui les incitent à télécharger ou à s’abonner.

Divertissement, culture et information en tête
Depuis novembre 2009, Médiamétrie-eStat publie mensuellement, pour ses clients souscripteurs, l’état des téléchargements de podcasts, au global, par genre et par station. C’est ainsi qu’en novembre 2011, 16,7 millions de podcasts ont été téléchargés en France, soit 42% de plus qu’il y a 2 ans. Quels programmes ? Divertissement (6,3 millions), culture (4,9 millions) et information (4,3 millions) constituent le trio de tête des genres téléchargés au cours de ce mois-là. Mais ce sont les podcasts d’information qui, au sein de ce trio, manifestent le plus fort dynamisme avec une progression de 66% depuis le début de la mesure il y a 2 ans. La culture n’est pas loin d’en faire autant : +56%.

Portrait type 

Le podcasteur est plutôt masculin : près de 7 sur 10 sont des hommes. Plutôt jeune : 1 sur 2 a moins de 35 ans et près d’1 sur 3 entre 35 et 49 ans. Près d’1 sur 5 est un jeune à la maison – moins de 25 ans vivant au domicile parental. Plus d’1 sur 5 en est à l’étape de vie « nouveaux parents » – c’est-à-dire ayant la charge d’enfant(s) de moins de 11 ans. Et 14% sont, quant à eux, des « parents expérimentés »: ayant la charge d’enfant(s) qui ont tous atteint leurs 11 ans. Une pratique également très CSP+ : 1 podcasteur sur 2 est CSP+. Et davantage liée à la région parisienne : 28,5% des podcasteurs sont des parisiens (vs 18,6% des individus âgés de 13 ans et +).

Acheteurs, vidéonautes, radiophiles, amateurs de presse et de technologie
Les podcasteurs sont plus nombreux que la moyenne des internautes à avoir réalisé récemment un achat en ligne : 63% d’entre eux y ont eu recours au cours du dernier mois – soit 20 points de plus que la moyenne des internautes. Ils sont également plus nombreux à consulter des vidéos sur Internet au cours du derniers mois : ¾ d’entre eux l’ont fait, contre 1 sur 2 pour l’ensemble des internautes. Et leur pratique du podcasting radio apparaît liée à celle de la catch-up TV. Selon l’étude Cibles+, 22% des internautes ayant écouté des émissions de radio en différé via des podcasts regardent des vidéos en catch-up TV au moins une fois par semaine (contre 13% en moyenne pour l’ensemble des internautes). Par ailleurs, ils sont davantage adeptes du téléchargement (notamment de la musique et des films). On les retrouve en force sur les autres nouveaux modes d’écoute de la radio : près de 2 podcasteurs sur 3 ont écouté la radio en direct sur Internet au cours du dernier mois, alors que cette pratique touche un peu plus d’un quart des internautes. Ce sont des lecteurs plus fréquents de presse quotidienne nationale : 4 sur 10 la lisent au moins une fois par semaine, contre 1 internaute sur 4 en moyenne. Idem pour la presse économique : 18% d’entre eux la lisent au moins une fois par semaine contre 9% pour l’ensemble des internautes. Très CSP+, ils sont davantage équipés de tablettes tactiles : 8,3% des podcasteurs en possèdent une contre 5% pour l’ensemble des internautes. Et ils consultent ainsi davantage la presse en ligne (nationale, régionale ou magazine) : 71% contre 51% en moyenne.


Conclusion : loin d’être une occupation exclusive, le podcasting encourage à multiplier les contacts avec les autres médias. En réalité, et c’est un constat établi depuis longtemps, les médias sont contagieux.
Jean Mauduit / Adélie Ménager
Plus d’informations ?
Adélie Ménager 
amenager@mediametrie.fr
Laure Osmanian - losmanian@mediametrie.fr

Connaissez-vous Julie d’Europe 1 ?

Posted On 02 octobre, 2011 By Add Comments
julie europe1

Ce dimanche Jacques Sanchez, chroniqueur pour le site internet Ozap consacre son édito hebdomadaire à Julie Leclerc, alias Julie d’Europe1. La meneuse de jeu phare de la station de la rue François Ier fait désormais partie du patrimoine radiophonique. Voix pilier autour de laquelle la valse des animateurs se poursuit, elle est un repère pour les auditeurs depuis presque 40 ans (1972) sans interruption ni infidélité depuis 1974. Pour découvrir cet article « coulisse » sur Julie et Europe 1 rendez-vous ici.

Et pour vous remercier d’être passé par ici voici quelques vidéos en bonus issues des podcasts Europe 1 tournés il y a quelques années maintenant:

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Les journalistes vont-ils pouvoir continuer d’utiliser twitter ?

Posted On 20 mai, 2011 By Add Comments
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Le nouvel outil journalistique ultime, Twitter soulève de nombreuses interrogations dans nos médias quand à sa manière de l’utiliser. Hier soir en prime time sur France2, l’émission spéciale de la rédaction c’est une nouvelle fois largement reposée sur l’outil 2.0 pour obtenir des informations en quasi simultannée des faits et gestes de DSK devant la court de justice. Mais à l’écran, les Tweets de l’envoyé spécial de France2 sont restés invisibles. On a seulement eu l’occasion de les retrouver retranscrit verbalement par Maryse Burgot, correspondante permanente de France 2 à New York et postée sur le perron du palais de justice de Manhattan.  

Résultat, une journaliste rivée sur son iPhone attendant les tweets de son homologue situé lui dans la salle d’audience, une obligation de recouper les informations uniquement grâce aux fils Twitter des envoyés spéciaux des autres médias (Emmanuel Duteil pour RMC/Bfm Tv et JP Balasse d’Europe1) pour ce faire une idée plus précise de la situation, mais alors, il est aujourd’hui légitime de s’interroger sur l’absolue nécessité de la présence à l’extérieur de ces journalistes.

Enfin, l’arrivée de l’information a aujourd’hui franchit un nouveau cap, celui de la personnalisation de l’information. Pour ma part, j’ai suivi les tweets envoyés par Jean-Philippe Balasse et Emmanuel Duteil, mais je n’ai pas écouté Europe1 ou regardé BfmTv. L’information est disponible partout, par tous et sans l’aval d’un rédacteur en chef, d’un directeur éditorial. L’information est aujourd’hui livrée sur internet de manière immédiate, brute, en s’affranchissant de la hierrachie éditoriale et de la relation exclusive que le journaliste entretient avec son média. « Pire encore » pour les directeurs des médias, les confrères discutent entre eux sur Twitter, et se retweets les uns les autres, c’est comme si un beandeau Europe1 apparaissait sur l’écran de la chaine BFMTv !

Dans l’utilisation de Twitter, le journaliste est lui aussi confronté au retour direct et immédiat de son auditoire. Il voit son nombre de « followers » exploser en direct, mais reçoit également les commentaires des internautes directement au creux de sa main.

Tout cela risque donc de soulever un certain nombre de questions aujourd’hui dans les rédactions. Il est probable qu’un recadrage de l’utilisation de Twitter par les grands médias soit au menu des prochaines conférences de rédaction.

Mise à jour: JP Balasse était ce week end l’invité de l’émission Médiapolis sur Europe1:

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Le jour ou Twitter c’est imposé !

Posted On 17 mai, 2011 By Add Comments
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Il était un peu plus de 17h en France, hier soir, c’était la matinée devant le tribunal new yorkais dans lequel comparaissait DSK. Sur le perron du tribunal et sur une bonne partie de la rue, des dizaines de caméras, d’appareils photo, des cars de trasmissions et des montées satelites pour que le monde entier puisse assister au verdict de la juge.

Problème, l’intérieur du tribunal est resté clos. Ou, plus exactement, la justice américaine n’a autorisée qu’une seule équipe de télévision pour venir filmer la scène de la comparution et la distribuer ensuite aux autres équipes qui attendaient dehors.

Le problème pour les télévisions, les radios et les sites internet qui couvraient en direct l’évênement, personne ne savais exactement où en était l’audience, si DSK était déjà jugé, si il était dans la salle, quel état son état physique et mental. Obligés de meubler les antennes avec des images d’archives et les marches du palais de justice désespérement vides, la plupart des commenatteurs de ce moment « historique » étaient piégés, aveugles.

La révolution qui a eu lieu hier n’a été visible ou audible que par les plus observateurs, mais elle a été radicale et implacable. L’info est venue d’internet. Malgré la vitesse de la lumière des transmissions, la technologie satelitaire, seul l’internet était autorisé a penettrer en direct la salle d’audience du tribunal new yorkais.

C’est le réseau Twitter qui a été alimenté en temps réel par les nombreux journalistes présents dans la salle d’audience qui a permis aux commentateurs en plateau et en studio à Paris de pouvoir recevoir l’information avant même les envoyés spéciaux cantonnés à l’extérieur du palais de justice.

Hier Twitter, avec ses messages de 140 caractères est allé plus vite que n’importe quel signal conventionnel de transmission. La vidéo de l’intérieur du tribunal, n’a été diffusée que bien plus tard. Twitter c’est imposé. Il a en plus été utilisé par des journalistes très bien formés à ce média, donc avec des sources clairement identifiée et sûres.

Podcasts: les erreurs à ne pas commettre.

Posted On 28 mars, 2011 By Add Comments
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Trop souvent les radios confondent podcast et écoute de rattrapage. En réalité les deux modes d’écoutes doivent cohabiter, mais être réalisées différemment, répondre à des demandes spécifiques, viser des publics identifiés et ne pas être disponible aux mêmes endroits.L’écoute de l’intégralité d’une émission ne doit pas être disponible gratuitement sur iTunes ou dans les autres agrégateurs.

Une émission entière ne doit pas être téléchargeable, mais simplement disponible à l’écoute en ligne et sur le site internet de votre radio. Du coups, l’écoute est rentabilisée par l’ouverture du player qui doit comporter un spot publicitaire court en introduction et des espaces publicitaires visuels en rapport avec votre auditeur. Celui-ci devra s’inscrire facilement et gratuitement.

La solution la plus « rentable » stratégiquement consiste à demander à l’internaute de s’identifier à l’aide de ces coordonnées Facebook pour l’écoute. Par contre, les interruptions publicitaires diffusées lors du direct à l’antenne doivent être préalablement ôtées de la rediffusion, sauf si la régie publicitaire commercialise la double diffusion. Les interruptions musicales doivent également être ôtées.

Le podcast quand à lui doit agir comme une publicité virale. Ils doivent être soit des bonus inédits d’un show, soit les ambassadeurs de ce show. Propagés sur iTunes, YouTube, Facebook, par mails, ils doivent être facilement partagés par vos auditeurs avec leurs contacts. Le but, drainer de nouveaux auditeurs vers votre émission. Pour cela, il convient de soigner les podcasts proposés, de ne pas les encombrer d’un message publicitaire, de leur créer un habillage spécifique renvoyant systématiquement sur votre site internet. Un podcast doit aussi être court, 2 à 5 minutes maximum, donner l’ envie d’écouter l’intégralité de la rubrique ou celle des autres jours, se concentrer sur un seul sujet.

Enfin il ne faut jamais oublier que les internautes téléchargent souvent une émission pour une bonne raison: ils n’étaient pas à l’écoute de votre station à cette heure là. Résultat, ils n’ont pas entendu vos publicités et ce n’est donc pas une bonne nouvelle pour la régie publicitaire. Regardé les derniers chiffres Médiamétrie, Europe 1 est numéro 1 des émissions les plus téléchargées avec la Revue de Presque de Nicolas Canteloup tandis que Laurent Gerra sur RTL est l’humoriste le plus écouté en direct. Les chiffres doivent donc être relativisés.

DCDP: Remy Jounin, Et si on refaisait de la radio ?

Posted On 05 mars, 2011 By Add Comments
JouninBan

Pour ce mois de mars, c’est Rémy Jounin qui m’a fait l’honneur d’accepter l’invitation de mon blog. L’occasion pour ce « routard » des stations de France et d’ailleurs de nous offrir sans langue de bois son point de vue sur l’état actuel de nos programmes, ou plutôt, leur absence bien trop souvent constatée…

Rémy fait de la radio depuis le « début »; les années 80. Je pense que son CV est un des plus long que je connaisse dans notre domaine. De Paris à Saïgon, d’Hanoï au Ghana en passant par Casablanca et les antennes de RFO, Rémy est aussi un globe-trotteur qui partage avec tous son amour pour ce média et ces connaissances. Je vous encourage d’ailleurs à consulter son site radioexpertise si vous recherchez une formation solide pour vos équipes ou un coups de main ponctuel pour développer votre programmes, même avec un budget très restreint, j’ai vu Rémy à l’oeuvre ;)

Rémy est aussi voix off pour de nombreux documentaires, créateur de webradios, co-auteur d’un des trop rare livre français sur la radio: « Animer une radio » aux éditions Dixit.

Autre point commun avec Rémy, notre passage dans le développement de radio de proximité dans des hôpitaux, pour ado ou plus grands, Rémy à Trousseau et à Ambroise Paré, moi à Necker.


Y’a plus d’saisons, ma bonne dame… !

Avant (je dis avant, dans le bon temps, quoi), il y avait une rentrée en septembre (en septembre, hein, après les vacances, pas vers le 20 août !) et, éventuellement, un rattrapage vers janvier/février. Picétou. Pour le reste, si t’avais loupé ta rentrée, fallait aller à la pêche, refaire les peintures de ton salon, élever tes gosses et aller dire bonjour à ces messieurs-dames du paulemploi.

Maintenant, tout fout l’camp. Europe 1 nous fait trois grilles par an (bien fait, fallait pas embaucher « le gros », comme dit ma copine Pascale), le service public rampe devant le pouvoir et embauche des comiques dignes de Récré A2, Lagardère continue de casser ses jouets comme un gosse de riche mal élevé et qu’est-ce qu’on voit ? Des petits arrangements entre amis (momentanés) sur le thème de « tu me laisses telle fréquence ici et je te laisse piquer encore une fréquence pour une nouvelle radio (dont tout le monde) se tape chez moi » pendant que les A sont écrasées et les B asphyxiées,… pour finalement déposer un recours ! Europe 2, qui a perdu son identité, aurait dû la retrouver en achetant une marque (une virginité ?) dont les Français se contre-tamponnent (résultat: la dégoulinante infernale) et s’achète des spots de pub au ciné que ma voisine prend pour des spots pour NRJ. Bref, c’est le bordel.

Et tout ça pourquoi ? Parce qu’on parle de tout, sauf de radio. Parce qu’on pense à la marque d’abord (quand c’est RTL, c’est légitime, j’y reviendrai) au lieu de faire du programme. Parce que Virgin ou Europe 2, peu importe, la vraie question c’est qu’est-ce qu’il y a dedans ? Et le problème c’est que, trop souvent, il n’y a rien dedans. Par contre, derrière, il y a des crânes d’œufs sortis d’école de commerce qui veulent nous expliquer ce qu’attendent les auditeurs(1).

Eh, les mecs, vous croyez vraiment que Jean-François Latour, Jean Beghin, Jean-Luc Vibet, Jérôme Delaveau, Yves Bigot et consorts(2) ont besoin que vous le leur expliquiez ?

Faut arrêter les concertos de pipeau, des fois. Oui, on a besoin de vos études, de vos recherches et des éléments que vous apportez pour se forger une meilleure connaissance du marché à un instant T, à la minute M du jour J. Mais à M+1, c’est déjà obsolète ! Quant à ce qui ne l’est pas, ça s’appelle des constantes et ça, c’est du métier.

Donc, question: quand est-ce qu’on refait du programme ? Vous savez, de la radio, avec des vrais gens au micro, des vrais speaks, du vrai contenu, de la chaleur humaine, de la proximité, des êtres humains qui en accompagnent d’autres dans leurs moments intimes, dans la salle de bain, dans la bagnole, etc…

Un des meilleurs animateurs de cette première génération FM (née en 81) est parti en retraite récemment. Oui, déjà. Il s’appelle Jean-Jacques Guinard et c’est, à mes yeux de formateur, une icône. Jean-

Jacques, c’était l’anti Bling-Bling. Pas une seconde hype ou dans le mouv‘. Il n’a jamais fréquenté les pipoles et n’a jamais cherché à vendre sa mère pour une apparition télé. Vous ne risquiez pas de l’entendre lécher les miches de Sublet pour décrocher une chronique dans son loft bobo. Il ne passait pas ses soirées au Duplex ou à l’Etoile.

Il n’a jamais non plus, malheureusement, su correctement se vendre à des directeurs d’antenne qui ne le connaissaient pas. Jean-Jacques, il n’a non plus jamais postulé au morning zoo des grands réseaux, n’a jamais fait de ligne ouverte pour dire pipi-caca et se prendre pour un rebelle. Jean-Jacques, comme l’est actuellement Bruno Rizzi, par exemple, c’était un véritable animateur de nuit, celui qui sait vous parler comme si vous étiez seul avec lui, en sachant que nous sommes moins nombreux mais plus disponibles pour cette relation duelle et intime. Et, quand je taillais la route tout seul sur les routes de cambrousse, qu’est-ce que j’étais content de l’entendre, sur Chérie FM ou RTL2, me tenir compagnie, me parler comme un adulte intelligent à un autre adulte intelligent, sans se contenter de me donner les dates de concert de U2 ou me faire la promo d’un morning que je ne risquerais pas d’écouter si j’étais encore à l’écoute à 2 du mat’ ! Ben lui, voyez, lui qui réussissait ce tour de force, il est parti un peu triste et frustré, parce qu’on le faisait taire, on le muselait. Pourtant, il faisait faire des économies à son réseau. Tout seul devant sa console, sans réal, sans auteur aussi, pour lui écrire des vannes débiles. Vous avez dit « ringard » ? Nous n’avons pas les mêmes valeurs.

Oui, au lieu de privilégier le programme et les gens qui le font, on pense pouvoir et influence. Je t’échange une fréquence ici contre quatre là. Je te dénonce parce que tu ne respectes pas tes quotas(système que je déteste mais que je tiens à voir appliquer à la concurrence), je t’empêche de décrocher une fréquence ici parce qu’on m’en a refusé une là… Mais tout ça pour y mettre quoi, nom d’une pipe ? Combien de formats musicaux fonctionnent vraiment dans ce pays ? Combien sont incontournables ? Ca tient sur les doigts d’un manchot, non ? Alors, ensuite, qu’est-ce qu’on fait ? Ben du programme, tout bêtement. Du local, du thématique, comme on veut, mais du programme.

Regardez : même Radio Classique, malgré son boulevard, rajoute du programme. On aime ou pas, peu importe. L’effort est notable. Pour ma part, je perds une dent à chaque fois que madame Ruggieri vient grincer dans mon autoradio mais quelle bonne idée d’avoir remis à l’antenne une des plus belles voix de France, celle de Christian Morin! Valeur ajoutée : la possibilité pour la radio de promouvoir les concerts de jazz du Morin clarinettiste et de prouver ainsi son ouverture d’esprit ! Bon évidemment, faire du programme, ça coûte un peu de sous (pouah, oh le gros gros mot ! Bite ou poil, on peut dire, même à l’antenne, mais « augmentation », ça non !).

Mais, tous les pêcheurs vous le diront : si on veut que ça morde, faut appâter ! Et pas en offrant des bagnoles ou des séjours à Las Vegas, non, en fidélisant sur des personnes, des pros, des gens qu’on a envie de réécouter le lendemain à la même heure, parce qu’ils feront ce tour de force de se renouveler en étant toujours les mêmes.

Je voudrais conclure ce billet que Matthieu m’a gentiment (ou hardiment… ou imprudemment, au choix) offert par une note très positive. D’après un portrait paru dans Télé Nouvel Obs, l’excellent Vincent Parizot rapporte qu’on lui reproche parfois de ne pas montrer sa tête à la télé. Ben oui, Vincent, rien de nouveau là-dedans, on préfère mettre à la radio des gens dont on voit la tronche à la télé (on appelle ça « à fort potentiel de notoriété », sans rire). Les exemples démontrant que ça n’apporte pas systématiquement un résultat remontent à l’époque ou Denis Fabre sévissait à la télé et sur Europe 1, mais ça ne sert à rien. Malgré tout, Vincent, avec sa belle tête de pas- connu-à-la-télé, a réussi le tour de force d’être le premier anchorman de France, passant d’Europe 1 à RTL pour encore creuser l’écart (3). Et ça, c’est une super bonne nouvelle. Parce que si le Premier à la radio n’est pas tous les jours à la télé, ça ne peut vouloir dire qu’une seule chose : c’est que quand la première radio de France prend un grand pro pour lui confier sa tranche reine en se foutant (en prenant ce risque) de sa notoriété visuelle, ben ça marche. Ce qui aurait tendance à démontrer (ça tombe bien, c’était mon propos) que pour faire de la bonne radio, il faut faire de la radio, d’abord. Et ça, c’est vachement chouette !

Remy Jounin

http://www.radioexpertise.com

(1) « Je t’assure, Remy, un jeu a toujours une démarche aristotélicienne ! », déclaré sans rire devant un témoin de choix qui a eu la courtoisie de se retenir d’éclater de rire trop ouvertement.

(2) Dans ces « consorts », il y a toi, lecteur subtil, évidemment !

(3) En plus, il pousse l’insolence jusqu’à être super sympa avec les gens qui l’entourent, il va faire du mal à toute la profession, ce type ! Une anecdote à son propos : il y a 25 ans, il faisait les flashs de nuit sur Europe 1, le week-end, dans le studio JP. Ce studio, un studio DJ, coupé en deux par la console, avait deux portes. L’une donnant côté DJ, l’autre côté micros, sans communication entre les deux parties. Une nuit, l’animateur était tellement réveillé qu’il avait laissé la porte côté micros fermée à clé. Quand Vincent est arrivé pour son flash, il n’a donc pas pu entrer. Trop tard pour aller chercher la clé. Pendant que ce pauvre animateur racontait sa vie, Vincent est grimpé sur la console (y’a du bestiau !) pour s’installer tranquille et souriant devant le micro, de l’autre côté. M’a même pas engueulé! Royal, je vous dis, Vincent !

Lorsque les clubs de foot font monter les enchères des retransmission radio des matchs.

Posted On 27 février, 2011 By Add Comments
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C’est un des matchs retour phare de la phase de Ligue des Champions qui doit opposer le 15 mars sur la pelouse de Manchester les « reds » aux joueurs de l’Olympique de Marseille. Le match aura bien lieu, mais sera t’il couvert par les stations de radio française ?  Là est toute la question. Le club de Manchester United réclame en effet la coquette somme de 26 000 euros à chacune des radios françaises qui ont souhaité retransmettre le match. France Info, France Bleu Provence, RTL, Europe 1 et RMC ont reçu le devis faramineux en fin de semaine dernière.

« Il y a deux semaines, Manchester United a demandé 26.000 euros de droits par radio alors que les Anglais qui étaient là mercredi (pour le match aller, ndlr) ont pu travailler gratuitement. Mais il y a unanimité pour ne pas couvrir le match ; Il s’agit de la somme la plus exorbitante réclamée pour un match de football depuis que la Ligue des champions existe. C’est du jamais vu et ce serait une première. On boycotte ce racket », a déclaré à l’AFP Jacques Vendroux, patron des sports à Radio France.

Michel Platini, président de l’UEFA a été saisi de l’affaire. Il a aussitôt rappelé les règles de retransmission des matchs à la radio: « chaque club peut nommer deux radios pour lesquelles il n’y a pas de droits à verser, hormis des droits techniques de 1.000 euros. Pour toutes les autres radios, le club qui reçoit peut décider d’exploiter les droits comme bon lui semble ». Les dirigeants de l’Olympique de Marseille sont aussi mobilisés auprès des patrons du club de Manchester United. Ils tiennent à rappeler que le match aller avait été retransmis gratuitement par l’ensemble des stations anglaises en ayant fait la demande.

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