NRJ arrive en Grèce. C’est ce lundi que la marque française étant sa licence au groupe GMT (Grec Modern Time group) et arrive dans la péninsule via deux fréquences qui abritaient autrefoisles radios Fresh (88.6 à Athènes) et Oasis FM (98.0 à Thessalonique). Christophe Montague, directeur général des opérations internationales de NRJ Group, témoigne d’une « satisfaction du groupe de collaborer avec l’une des meilleures équipes dans le marché médiatique grec. Une collaboration qui va donner à la Grèce la possibilité d’accéder à l’une des marques les plus innovantes dans le monde de la radio et du divertissement ».
Du coté grec l’enthousiasme est là aussi partagé, « Athènes et Thessalonique vont gagner plus qu’une nouvelle station de radio. Notre objectif est de répondre à un besoin de divertissement de nos auditeurs. Et pour les annonceurs, ils auront la possibilité d’investir dans un programme innovant, et des idées promotionelles uniques qui couvriront 44% de la population » selon Andreas Giannikos, membre du conseil d’administration des deux stations désormais regroupées sous l’appellation NRJ( http://www.nrjradio.gr)
Avec désormais 14 pays couverts NRJ pourrait relancer de nouveau ses ambitions internationales avec dans les projets les plus avancés, la reprise d’une station au Luxembourg et le déploiement de la marque dans la partie germanophone de la Suisse.
C’est la double peine qui s’abat ces jours-ci sur les groupes média français Next Radio Tv et Nrj Group. Deux mauvaises nouvelles en un peux plus de 72 heures. Toutes concernent les activités tv de ces groupes, mais risquent bien à court terme de concerner les activités radio.
Après l’annonce du rachat des chaines de TNT Direct8 et Direct Star par Canal plus, les deux patrons français de RMC et de NRJ sont montés au créneaux pour dénoncer la politique de concentration du secteur média. Le risque selon eux, d’avoir a affronter d’ici peu des groupes géants qui pourront acheter des programmes au prix de gros tandis que eux devront se contenter de miettes, ou de moyens nettement plus réduit en fonction d’une taille moindre de leurs auditoires.
Hier, c’est un nouveau coups dur qui est venu semer le trouble.
Michel Boyon, président du CSA a en effet clairement affiché sa préférence pour l’adoption en France d’une nouvelle norme de diffusion de la TNT.
Cette norme baptisée DVB-T2 permettra notamment un nombre plus important de chaines de télévision, ce qui a première vue pourrait être une bonne nouvelle pour les projets respectifs de Next Radio Tv et de Nrj Group.
Malheuresement pour eux l’adoption de cette nouvelle norme induit le gel du développement actuel, son report de plusieures années, le temps que les fabriquant de décodeur adaptent leurs modèles, mais surtout l’obligation pour les français qui viennent de s’équiper (en décodeur ou en nouveau écran) a de nouveau mettre la main à la poche…
Si tout le monde est d’accord sur la nécessité de l’adoption de cette nouvelle norme il est aussi certain que le gel induit avantage encore les groupes principaux que sont TF1 et M6, premiers servit dans le cadre des accords des canaux compensatoires. Dans ce contexte il est aujourd’hui aisé de mieux comprendre le rachat en catimini des chaines Direct8 et Direct Star par Canal Plus au groupe Bolloré média. Les chaines déjà déployées à l’heure actuelle et compatibles avec les décodeurs existant valent aujourd’hui de l’or.
Si la position du patron du CSA est plus inquiétante, c’est plutôt sur la justification de l’idée que les clients de la télévision par ADSL (freebox, B Box et autres) disposeront alors de plus de
chaines en attendant que la majorité des français qui recoivent la TNT via l’antenne traditionelle s’équipent. L’explosion de l’offre de chaine n’est donc plus simplement soumis à l’achat d’un décodeur à 30 euros mais bien à la souscription d’une offre triple play.
De même pour les chaines de télévision, les risques de lancer de nouveaux caneaux uniquement sur les offres câbles et Adsl est nettement plus risqué qu’une ouverture réelle de la TNT.
Dans ce contexte les projets de développement de Next Radio Tv et de Nrj Group sont de facto rallentit ! Alain Weill a même semble t’il menacer de jeter l’éponge et de vendre son groupe. L’avenir des radios de ces groupes sont donc aujourd’hui intimement liés à ce qui se passe actuellement du coté de la TNT.
Pour élargir un peu je pense également que ce type d’épisode est une nouvelle fois une bonne raison pour privilégier le développement de la radio numérique via le net plutôt que sur un réseau propriétaire et fermé qui sera vite saturé et dont les récepteurs ne seront pas rétro-upgradable. On en parlera ici même très prochainement !
Voici un article publié sur le portail blog du monde qui a le mérite des mettre… les pieds dans le paf !
« Depuis quelques années, une bonne star de la radio était une star de la télé. A regarder les derniers mouvements sur les radios du groupe NRJ, cette absurdité est en train de reculer. »
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