Le projet est pour le moins ambitieux dans un pays ou l’offre radio est une des plus dense du monde et ou le média est avant tout perçu comme gratuit.Onde Numérique est en effet candidate pour devenir le premier bouquet numérique de radio à péage. Si le pari peut paraître risqué il répond en réalité à un appel d’offre du Conseil Supérieur de l’Audiovisuel. D’autres candidats se sont positionnés et notamment Médiamobile, une société appartenant à TDF.
Côté programmes, Ondes Numériques proposera un mix de stations existantes parmi lesquelles les antennes de Radio France, Europe 1, OuiFm, Radio Classique et le flux audio de BFM Tv, le tout sans publicités. Un positionnement adulte quadra CSP+ qui se verra agrémenter de nombreuses stations qui agrégeront des flux podcasts, des flux musicaux très variés proposant un contrôle total du direct permettant la mise en pause, la ré-écoute de programmes … Ce n’est pas moins de 63 stations que le bouquet promet de diffuser si le CSA donne son accord à un financement en bourse du projet.
Onde Numérique s’est déjà rapprochée de plusieurs partenaires, comme RTl, Metta, Trace, FG Radio, Radio Classique ou encore des radios associatives pour étoffer son offre. Plus d’infos sur le site du distributeurs.
C’est la double peine qui s’abat ces jours-ci sur les groupes média français Next Radio Tv et Nrj Group. Deux mauvaises nouvelles en un peux plus de 72 heures. Toutes concernent les activités tv de ces groupes, mais risquent bien à court terme de concerner les activités radio.
Après l’annonce du rachat des chaines de TNT Direct8 et Direct Star par Canal plus, les deux patrons français de RMC et de NRJ sont montés au créneaux pour dénoncer la politique de concentration du secteur média. Le risque selon eux, d’avoir a affronter d’ici peu des groupes géants qui pourront acheter des programmes au prix de gros tandis que eux devront se contenter de miettes, ou de moyens nettement plus réduit en fonction d’une taille moindre de leurs auditoires.
Hier, c’est un nouveau coups dur qui est venu semer le trouble.
Michel Boyon, président du CSA a en effet clairement affiché sa préférence pour l’adoption en France d’une nouvelle norme de diffusion de la TNT.
Cette norme baptisée DVB-T2 permettra notamment un nombre plus important de chaines de télévision, ce qui a première vue pourrait être une bonne nouvelle pour les projets respectifs de Next Radio Tv et de Nrj Group.
Malheuresement pour eux l’adoption de cette nouvelle norme induit le gel du développement actuel, son report de plusieures années, le temps que les fabriquant de décodeur adaptent leurs modèles, mais surtout l’obligation pour les français qui viennent de s’équiper (en décodeur ou en nouveau écran) a de nouveau mettre la main à la poche…
Si tout le monde est d’accord sur la nécessité de l’adoption de cette nouvelle norme il est aussi certain que le gel induit avantage encore les groupes principaux que sont TF1 et M6, premiers servit dans le cadre des accords des canaux compensatoires. Dans ce contexte il est aujourd’hui aisé de mieux comprendre le rachat en catimini des chaines Direct8 et Direct Star par Canal Plus au groupe Bolloré média. Les chaines déjà déployées à l’heure actuelle et compatibles avec les décodeurs existant valent aujourd’hui de l’or.
Si la position du patron du CSA est plus inquiétante, c’est plutôt sur la justification de l’idée que les clients de la télévision par ADSL (freebox, B Box et autres) disposeront alors de plus de
chaines en attendant que la majorité des français qui recoivent la TNT via l’antenne traditionelle s’équipent. L’explosion de l’offre de chaine n’est donc plus simplement soumis à l’achat d’un décodeur à 30 euros mais bien à la souscription d’une offre triple play.
De même pour les chaines de télévision, les risques de lancer de nouveaux caneaux uniquement sur les offres câbles et Adsl est nettement plus risqué qu’une ouverture réelle de la TNT.
Dans ce contexte les projets de développement de Next Radio Tv et de Nrj Group sont de facto rallentit ! Alain Weill a même semble t’il menacer de jeter l’éponge et de vendre son groupe. L’avenir des radios de ces groupes sont donc aujourd’hui intimement liés à ce qui se passe actuellement du coté de la TNT.
Pour élargir un peu je pense également que ce type d’épisode est une nouvelle fois une bonne raison pour privilégier le développement de la radio numérique via le net plutôt que sur un réseau propriétaire et fermé qui sera vite saturé et dont les récepteurs ne seront pas rétro-upgradable. On en parlera ici même très prochainement !
Puisque nous allons tour à tour fêter nos mamans, papa et autres grands parents, c’est peut être pour vous l’occasion de trouver quelques bonnes idées de cadeaux à offrir. Puisque mon blog est consacré en grande partie au média radio et à la radio 3.0 en particulier, c’est à dire à la radio connectées, voici pour vous une petite sélection de poste de radio wifi qui peuvent également vous servir à écouter vos podcasts favoris.
Ces postes de radio sont une véritable petite révolution puisqu’ils permettent grâce à une connection internet de pouvoir écouter les radios du monde entier. Lancés il y a quatre ou cinq ans maintenant ils sont légions chez nos fabriquants et chez les revendeurs. Existant à tous les prix et pour tous les budgets il est parfois difficile de s’y retrouver dans les normes, les qualités, design. Un petit tris s’imposait donc et voici les résultats de mes tests avec mon top 5 des postes à retenir suivant votre budget.
Pour ceux qui souhaitent un équipement professionnel et qui n’ont pas peur d’y mettre le prix la platine multimédia Scott est une véritable station haut de gamme. Disposant d’une antenne wifi, mais aussi d’une connectique ethernet pour une liaison filaire avec votre box cet élément s’insère parfaitement dans votre système hifi habituel. La platine dispose d’un écran discret pour sélectionner le tuner numérique, mais aussi pour parcourir les différends média, clé usb emplie de mp3 et autres cartes sd. La platine dispose d’une connexion en facade pour un casque audio mais pas d’enceintes intégrés.
2) Un poste autonome et haute fidélité: le Revo Axis
Avec son système d’enceintes intégrées, sa connectique iPhone ou iPod Touch sur le haut son écran large et ses capacités fm le Revo Axis est un très bon poste wifi multimédia. Légèrement plus cher que le Scott – DXi 80 WLprésenté en première position ce système a pour lui l’avantage d’être automne et peu vous suivre dans diverses pièces de la maison. Ce poste peut également faire office de poste de radio numérique terrestre puisqu’il dispose d’une puce DAB, une norme pour le moment utilisée en Suisse et en Grande Bretagne.
Avec son large écran couleur, son allure futuriste le français Philips a frappé fort avec le Streamium NP2500. Discret et très design ce poste récepteur peut se connecter sur n’importe quel système hifi. Autre intérêt de ce poste, il vous permet de parcourir les ordinateurs de votre réseau wifi. Ainsi les mp3 stockés sur votre ordinateur peuvent être lu directement sur le poste et tout cela sans un fils ! Ce système est le petit frère de mon choix numéro 4, le Philips Streamium NP3900
Si le Philips Streamium NP2500 a aiguisé votre curiosité son grand frère équipé lui directement d’un système de diffusion vous séduira forcément. Le Philips Streamium NP3900 dispose d’une très bonne restitution des basses, ce qui est plutôt rare sur ces « petits » systèmes d’écoute. En plaçant ses deux produits dans mon top 5 Philips s’impose comme un pilier du secteur, même si ses postes ne sont pas les moins chers du secteur. A contrario, le rapport qualité prix est excellant pour les véritables amateurs de haute résolution sonore.
5) Le plus abordable, sans sacrifices de qualité, la Liveradio Vintage d’Orange.
Vous avez adoré le Philips Streamium NP2500 mais votre banquier risque de coincer je vous conseille de vous diriger vers la Liveradio Vintage d’Orange. L’opérateur de téléphonie propose en effet depuis plusieurs années maintenant un complément à sa Livebox internet, la Liveradio. Bonne nouvelle si vous n’etes pas client orange, la Liveradio est compatible avec tous les fournisseurs d’accès à internet. Avec son système d’enceinte intégré, un look soigné et solide, ce poste fait aussi office de lecteur multimédia grâce à son port usb. Un écran permet de se balader dans sa sélection de radio, de découvrir de nouveaux stream mis en avant par l’opérateur. A noter que la Liveradio est aussi une application iPhone qui vous permet de créer des listes de radio internet préféfé, le tout via une interface plus conviviale que celle du poste en lui même.
Voila, ce top 5 des postes de radios internet est désormais terminé. J’espère qu’il vous aura été utile pour faire votre choix parmi les nombreux postes proposés en magasins ou sur le net.
30 ans presque jours pour jours après le formidable espoir né de l’élection du socialiste Mitterrand et de l’ouverture de la bande Fm aux stations privées, c’est le coups de froid. Ce matin, David Kessler, mandaté par le Premier Ministre a remis son rapport final sur la Radio Numérique Terrestre. Le verdict est sans appels, Kessler y indique que »les conditions ne sont pas réunies économiquement pour un lancement à grande échelle de la RNT« .
Le problème soulevé est essentiellement économique. Les phases d’essais techniques ont été validées, les fabricants de récepteurs sont prêts à fournir le marché… oui mais voilà, le marché est-il prêt… pas sûr. En tout cas, les éditeurs eux, ont dit non. Pas question pour eux de financer la double illumination des fréquences. Dans le cadre du déploiement de la RNT, les stations de radio auraient en effet dû payer la diffusion en analogique Fm et en numérique pendant quelques années afin que leurs auditeurs aient le temps de s’équiper en postes numériques.
Pour ceux qui n’auraient pas suivit, voici une petite vidéo réalisé à Nantes, ville d’expérimentation pilote pour la RNT en 2010.
David Kessler refuse le recours au grand emprunt national, lancé par le Président Sarkozy pour relancer l’économie, et les autres budgets de l’Etat vont devoir être resserrés pour cause de déficit budgétaire. Ce sont principalement les grandes radio nationales qui ont freinées. Lors du rapport de mi-étape, David Kessler avait demandé à chacune de se positionner clairement pour ou contre le lancement de la RNT. Les grands réseaux ont fait valoir que le coût de la double diffusion, sur une période assez longue, peu estimable en temps et aux recettes très abstraites constituait pour elles un obstacle majeur.
Les radios régionales quand a elles, ont vu l’opportunité avec la RNT d’étendre leurs zones de couverture, mais là encore, le retour sur investissement ne peut être que vaguement estimé, dans un contexte économique morose et des fréquentations du média radio en baisse sur les fréquences analogiques.
Du coups, Kessler propose une expérimentation en Bretagne à large échelle, et un moratoire de 2 à 3 ans sur les autres régions. Le soucis est qu’en réalité, le lancement d’un tel système ne peut se faire qu’à l’échelle nationale, voire européenne. Pensez-vous un seul instant que les bretons vont investir dans des postes de radio numériques dédiés si l’expérimentation cesse dans deux ans ? Que dire des prix des produits vendus en magasins si ceux-ci ne se retrouvent que sur le marché restreint breton et non sur le plan national. D’ailleurs le rapport évoque à mi-mot la possibilité de revoir la norme de diffusion franco-française pour s’adapter à un marché plus large, au moins à l’échelle de l’Europe. Il propose l’observation des déploiements réalisés à l’étranger pour y percevoir les rentabilités économique.
Si David Kessler a refusé de voir le projet de Radio Numérique Terrestre enterré en France, il vient là tout de même, d’en donner les dernier coups de pioche.
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